jeudi 6 octobre 2011

Nouveau départ

Parce qu'il y a maintenant 3 ans que j'ai créé mon premier blog, et parce que mes écrits sont maintenant assez nombreux et complets pour en faire quelque chose de plus abouti: voici l'adresse du nouveau départ http://ameondine.wordpress.com

Je vous invite à m'y retrouver, pour ceux qui me suivaient, vous pouvez également m'y suivre, mais dans la globalité de mes textes, érotiques ou non.

Je laisserai néanmoins les anciens blogs errer dans la sphère du net.

Au plaisir de vous écrire encore.

Ame Ondine

vendredi 30 septembre 2011

Djebel Erectus

(Image: Jan Saudek)


Galant djebel,
Amarrée à ton cou,
J'admire de ta cime le flou,
La postérité chuchoter le sacramentel.

Les bras en dièdre,
Je nous laisse danser,
Limon qui part l'onde, transporté,
S'inonde de moi, jeune parèdre.

Et de ses failles en spectacle,
Coule une nature brute et habile,
Déraisonnant ma logique juvénile,
Disposant de mon corps en plein débâcle.

C'est enfin et ainsi suspendue,
Que la gorge offerte; blessure suintante,
Cicérone m'accomplit douce et battante,
Guerrière par les mots, romancière de vos culs.

mardi 31 mai 2011

L'immensité d'un hiatus


A entendre les félibres, ma volupté triviale,
Don canonial pour prétendre être libre,
Me condamne à la thébaïde,
Gisante nue dans l'abside.

Mais deux prunelles malhabiles,
Immensités contenues dans un hiatus,
Maintenant entament le processus,
Les louanges de mon âme-projectile.

Et lorsqu'il enivre mon ardeur de dévouement,
C'est l'humanité entière qui pour moi se repent.

Comme la trêve d'un corps en guerre,
L'arrêt sur image de ce que je perds.
Le constat douloureux mais apaisant,
Que l'on peut me voir vraiment.

Et lorsqu'il encense mon corps de sa vigueur,
C'est la vie comme un tout, qui me semble meilleure.

Sera-t-il comme tous ces enfants d'argile?
Effrayé de me connaître sans suppliques,
Incapable de me découvrir fragile,
Fuyant en vain vers celles qui le trafiquent.

Et serai-je définitivement la femme damnée,
Noyée d'un amour que nul ne peut endurer?
Ou bien enfin en son naturel lénifiant,
Saurai-je grandir comme je l'entends?


mercredi 20 avril 2011

Baisons Bellone!


Quand nous aurons achevé de ne plus voir,
Et que la chimère fétide nous aura jailli au faciès,
J'envisage dès lors ceux recroquevillés dans le placard;
Priant pour que l'immonde Bellone décime avec noblesse.

Puis quand nous aurons compris qu'il est déjà bien tard,
Implorant l'empyrée de nous accorder l'allégresse,
Bellone, elle, se repaît goulûment de gloire,
Suçotant la moelle de notre faiblesse.

Mais lorsque viendra notre aubaine,
Il nous faudra la saillir,
Croupissante chienne de géhenne,
Forniquant comme des âmes en peine,
Susciter des queues à vrombir,
Se branler avec notre gêne.

Devant l'horreur de la belligérance, nous n'aurons qu'un soupir:
"Baisez Bellone à en perdre haleine!"

mardi 15 mars 2011

MellowSex




Il n'est point question de faire étalage avec précision de ma vie sexuelle ou de celle de mes proches, mais une contestation effroyable m'est apparue hier, comme la claque que l'on se met lorsqu'on oublie quelque chose de primordial.
"On baise mou."
Je sais, ça n'a l'air de rien comme ça, mais pourtant il me semble, au travers de ce que j'entends, vois ou vis, que la vie sexuelle est devenue bien fade.
Un mauvais film érotique sur lequel on tombe en zappant les chaînes parce que la vie n'est pas assez trépidante.
Où est passée la passion? Se dévorer par les mains pendant que le corps fait le reste, montrer sa faim de l'autre.
Tout semble aseptisé; la peur des maladies, la coupure du préservatif mal gérée, et surtout ne jamais montrer ses émotions, paraître imperméable à l'amour, au désir.
Se targuer de vouloir profiter de la vie, mais s'en protéger en réfutant tout caractère émotionnel qui pourrait en jaillir.
J'ai remarqué amèrement qu'aujourd'hui la plupart d'entre nous prônent une vie désengagée, ne rien devoir à personne, ne rien promettre.
Mais pourquoi?
Nous, petits êtres faibles face à l'échec, nous craignons par dessus tout de décevoir. On pourrait y incomber les nombreuses fuites parentales dont nous sommes issus, l'exigence sur nos réussites professionnelles, le résultat de parents effrayés de l'avenir qu'ils nous ont réservé.
Je ne pense surprendre personne en affirmant que l'avenir qui nous attend sera loin d'être paisible, alors pourquoi se refuser le plaisir de vivre nos émotions?
Je peux le dire sans honte avoir aimé des hommes l'espace d'une nuit, avoir tout laissé déborder, pour en jouir pleinement, juste vivre naturellement le moment, être en accord avec ce que l'on ressent.
Puis croyez-le ou non, mais notre société a complètement conquis notre empire sexuel. On baise comme des consuméristes. La facilité d'accès du sexe, de rencontrer des personnes choisis en fonction de leurs attributs sexuels. On baise comme on consomme, sans engagements et facilement.
La spontanéité du coeur, voilà ce qui nous a été retiré.

mercredi 23 février 2011

Précepteur corrompu


(Image: Luciano Marino)

Viens abolir le tissu de tes légions aimables,
Diplomate kyrielle de doigts,
Dextres stratèges.

Comme ferrée à l'acétate qui me protège,
Apostasie de mon émoi.
Demeurons affables!

Vétille dépouillée,
Cramponnée à son papa,
Bouleversée de mysticisme subversif.

Trublion corrosif,
Cadette bien réfractaire déjà,
Dès lors la science infuse en matière de vices.

mardi 22 février 2011

L'âme qui ondine



Laissons s'attarder la pression céruléenne,
Celle qui enrobe ton météorisme sémillant.
Deviens le gisant de mes contrées pénéplaines,
Puisque bien qu'éparpillé, ton abattis demeure rutilant.

Surtout ne m'en tiens aucune rigueur,
Je ne suis qu'une mesurée félonne.
Et ne t'impute aucun office de confesseur,
Plus tu m'écoutes, plus tu déraisonnes.

Prends garde lors de tes abandons vaniteux,
De ne pas désobliger mon égo fragile,
Car l'ardeur empourprée par la bile,
Répressive, j'irai morceler les hommes preux.

Et si par manque d'égard, tu jouais les prétentieux,
J'irais leur monnayer mes brèches stériles,
Puisque tu m'interdis de subsister subtile,
Punitive, j'irai te corrompre jusque tes aïeux.

Surtout ne m'en tiens aucune rigueur,
Je ne suis qu'une mesurée félonne.
Et ne t'impute aucun office de confesseur,
Plus tu me désires, plus tu m'emprisonnes.

Ange, etc.



Dans mes draps un ange passe,
Il me toise les yeux luisants,
Empreints d'un désarroi sans remède,
En mon sein il rime et s'exprime aisément,
Les reins empoignés il me possède.
Et secrétement j'augure, qui pourrait m'en blamer?
Qu'entre mes cuisses il trouvera son allure,
Indéfiniment, s'il me le concède.
Car qui n'a jamais revé,
D'accueillir dans ses chairs l'angélisme damné?
Pouvoir lui offrir l'asile, le repos magnifié,
Le coeur vidé, de son sang et de sa bile.

samedi 8 janvier 2011

Vorema Vulva


Inutile de me conter minette,
Ou autres sobriquets pour nommer ce devant quoi tu végètes.
Ma chatte comme un pot de confiture,
C'est ainsi que j'aime qu'un homme à la tâche s'y prête.
A s'en oindre la figure,
L'air repaît et les doigts témoins de la vilaine bête.


Inutile de me rendre une politesse,
T'avoir dévoré là où toi tu n'oses aller ne t'impose aucune promesse.
Pudenda qui engendre la culture,
Le royaume des hommes qui en expérimentent l'allégresse.
Reflet de leurs traumatismes obscurs,
Les limbes des petits garçons qui n'envisagent encore que la fesse.


Alors quand futilement je m'esquive,
De tes tentatives de conquistador,
Je t'épargne mon ennui retentissant,
Abandonne tes efforts si tu ne sais que t'y frotter mollement.


mardi 28 décembre 2010

Les Chroniques Roses du Téléphone #11 Dissonances lubriques


# Mail:
"Bonjour Mademoiselle, j'ai lu avec attention votre annonce quant à votre recherche d'un homme pour des expériences sexuelles inédites via le téléphone. Je tenais simplement à vous dire que ce que vous faites est mal, vous ne devriez pas afficher ainsi vos pulsions lubriques, à votre âge vous devriez depuis longtemps être mariée et mère. Si le coeur vous en dit, je suis prêt à écouter vos péchés, et vous aider à vous repentir. Le démon vous habite, mais ce n'est pas une fatalité, je peux vous sauver."
Merci, mais je m'entends bien mieux avec le Diable. Aleluia.


# Voix grave et cassée:
"Tu sais, si tu voulais bien venir me voir, j'ai un truc génial à te montrer, ma bite. Parce que tu vois elle est splendide, une combinaison parfaite de douceur et de puissance, c'est un peu le Chuck Norris des bites, tu vois ce que je veux dire...?"
Elle passe au télé-achat tu veux dire? Mouhaha...
"C'est ça moque-toi, mais quand tu l'auras jusqu'au bord des yeux, tu feras moins la maline."
Heureusement que Chuck Norris sait tuer le temps, parce que ça ne sera pas demain la veille mon pote!


# Tchat:
Moi: Tu m'as l'air d'être un vrai séducteur non? Du genre à aborder toutes les filles dans la rue.
Lui: Non draguer dans la rue c'est pour les baltringues, moi je drague au Bois de Boulogne.
Les pauvres...


# Voix perverse:
"Alors voilà, j'ai un petit plaisir dans la vie, c'est de me mettre dans les cabines d'essayage et d'y attendre nu, dans l'espoir qu'une femme ouvre et m'y trouve dans ma tenue d'adam, sans la feuille de vigne huhu"
Mmh je vois, c'est ni plus ni moins qu'un désir d'exhibition, et alors tu as eu ce que tu voulais? Une femme t'y a trouvé nu?
"Non, juste le vigile."
Ah oui, c'est un autre délire.


# Voix grasse et basse:
"Bonjour mademoiselle, votre voix est un délice pour se confier, alors voilà, je tenais à vous avouer avant toute chose que je suis un fétichiste des bas."
Et bien ne t'offense pas, mais ce n'est pas si extraordinaire tu sais, vous êtes beaucoup dans ce cas, les bas véhiculent beaucoup d'érotisme.
"Oui mais voilà, j'aime les bas certes, mais portés par des hommes, et bedonnants de préférence."
Ah, au temps pour moi.